Mutuelle:
pour quelques centimes de plus...
Novembre-Décembre,
c'est, pour les représentants du Comité d'Entreprise,
la course à l'échalotte. Pensez donc: la mutuelle
est déficitaire, etc., etc., rendez vite un avis sur la
nouvelle TRF (TaRiFication),
sinon, Godzilla viendra, etc.
Ben
oui, "ménon".
Cette année, lassé d'entendre que le contrat de
Mutuelle allait être dénoncé par notre organisme
si nous n'acceptions pas ceci-celà, le Comité d'Entreprise
a souhaité se pencher... "plus en avant" sur
le sujet.
Le Comité d'Entreprise a apprécié des nouvelles
mesures de sa Commission Mutuelle visant à limiter certaines
dépenses vraiment déconnantes (par exemple le généraliste
à 80 euros dorénavant
remboursé à "un peu moins" ou la lutte
contre l'ophtalmo qui demande chez qui tu es assuré avant
de te faire un devis...)
Reste
que, autant ces mesures ont du sens, autant la CFTC
a demandé de chiffrer les économies escomptées
avec les diverses mesures envisagées. On est comme ça
à la CFTC, nous n'aimons pas les chèques
en blanc.
Que les choses soient claires: réduire les anomalies, les
dérives, à la CFTC on est pour,
surtout que c'est pour le bien de tous. Mais le faire les yeux
fermés sur la bonne foi de notre Direction, là,
on demande juste des chiffres...
Or, des chiffres, il n'y en a pas eu.
Donc, la CFTC n'allait pas engager sa signature
sur les déclarations non chiffrées de la Direction.
Alors, si la cotisation augmente d'un ou deux euros, ce n'est
pas parce que nous étions pour continuer la dérive,
mais c'est parce que la CFTC était contre
"signer les yeux fermés".
Ceci
dit, un généraliste à 80 euros, c'est du
pur délire - changez de toubib - et une paire de lunettes
présidentielle à 600 euros, c'est abusif et ça
va à l'encontre des intérêts des salariés,
car ça fait monter la cotisation.
Les antibiotiques, c'est pas automatique, et les génériques,
c'est dans tous les films.
Donc,
dorénavant, ce sera comme d'habitude, ou presque !
A propos, une mutuelle, c'est comme être
adhérent de la CFTC:
on ne s'en sert pas pendant des mois, et d'un coup, on trouve
ça bien pratique. C'est simple, c'est <ici>