Une
nouvelle politique de mobilité chez Neuf Cegetel ???
Quelques
exemples.
Tout
a commencé en Aout 2007: une technicienne devenait incompétente...
Nous, CFTC, l'avons rencontrée à
plusieurs reprises. Dégoutée d'être subitement
considérée comme "mauvaise" (elle n'avait
que huit ans d'ancienneté, faut dire...), elle ne nous
demande pas de la défendre pour rester, mais, au contraire,
de l'aider pour partir...
Quinze
jours après, c'est un ingénieur qui "manque
de leadership" après seulement sept ans de maison.
Sauf que lui, il ne veut pas partir.
La CFTC demande la mise en place d'un Plan de
Soutien et d'Accompagnement Personnalisé; le plan est atteint
a un pourcentage très favorable, mais, à l'issue,
entretien "préalable" à un licenciement
quand même... Nous, CFTC, l'avons aidé,
ça a pris un mois de plus; il est resté après
une mobilité... à trouver pendant les 30 jours de
délai permettant à l'employeur de licencier.
D'août
à... janvier, c'est un chef de projets jusque là
sans problème qui se met à "manquer d'autonomie".
Il n'est pas mauvais, sa hiérarchie ne le conteste pas;
mais il pourrait peut-être bien approfondir quelques sujets.
D'où, "plan de soutien et d'accompagnement".
Quatre mois après l'issue de 30 jours
de plan de soutien et d'accompagnement (non renouvelés),
et en progression, pif paf, entretien préalable pouvant
aller au licenciement pour les raisons trouvées en Août.
Il sera sauvé si, dans les trente jours de délai,
il trouve une mobilité.
Un
autre chef de projets se voit proposer une mission de trois mois
sur un service; mission à l'issue de laquelle il peut,
par écrit, retrouver son poste d'origine, qui est le job
de ses rèves, job qu'il fait jusqu'à cette mission
ponctuelle. Sauf qu'au bout des trois mois, il ne lui est pas
permis de retrouver son job, vu qu'il est "réaffecté"
à l'insue de son plein gré. Il prend contact avec
la CFTC et, à l'issue de point
entre la CFTC et la DRH, il peut retrouver son poste
(même si la DRH se garde le droit incontestable de le réaffecter
sur un autre service pour "changement de priorités"...
à part qu'il faudra passer devant le CE, qui a des sujets
sur l'emploi "très légers" à étudier,
comme celui d'SFR par exemple...).
La
CFTC suppose que les autres
organisations voient aussi ce genre de cas. Elle en déduit
cette surprenante procédure (si on se trompe, la DRH est
invitée à participer au forum):
- X ne veut plus de Y dans son équipe (pourquoi,
on ne sait pas encore, zèle, besoin de reconnaissance du
possible futur propriétaire de la société...)
- il met Y en PSAP (plan de Soutien et d'Accompagnement Personnalisé)
- Y n'est pas à 100% ze best of ze weurld à l'issue
du plan => entretien préalable au licenciement
- la DRH, magnanime, valorise auprès des représentants
du Personnel son "rôle social" et s'occupe de
mobilité pendant les 30 jours maxi que laisse le Code du
Travail avant prise de décision... C'est beau, on en pleurerait.
Mouaip...
Soyons fous: et si... avant de faire passer l'entretien préalable
allant jusqu'au licenciement, le manager contactait la DRH en
expliquant son relatif soucis, et que la DRH, avec le manager,
mettait tout en oeuvre pour que la "mobilité"
devienne utile et choisie, plutôt que brutalement subie
?
Ca
peut vous arriver.
Accessoirement, il est temps d'adopter l'assistance d'un vrai
syndicat en cliquant <ici>